mardi 23 décembre 2008
Chantier
la nuit s'est déployée sur la ville dépareillée
quelques frissons montent dans l'échine quand des phares rencontrent son regard fixe et distancié
la nuit sera longue car non-dormie, trop occupé à remuer des ambiances sensationnelles et fictives dans sa tête. c'est le printemps rêvé, malheureux d'il seul à parcourir des rues chaudes rouges et jaunes et qui sentent bon après le repas. plutôt que de tomber des nues, il arpente ses semelles chauffées par le bitume. le regard toujours fixe, important, ne balaie pas l'espace humain ni même stellaire. c'est un non-moment de la vie, des ellipses desquelles surgissent les plus belles choses, se dit-il pour se réconforter. il aimerait mieux le, ici. l'avancée de son corps est une trace dans la poussière fine en suspension de la ville devenue latine.
le truc, c'est qu'il se sent chinois dans un film de wong-kar-waï, quand tombe une pluie chaude, et qu'il fait trop beau pour être vrai et pourtant... il déploie des efforts inconsidérés pour rester dans un chemin inexistant, l'errance est sans nul doute une chose difficile. des rires et de la musique balance ses pas contre son envie d'autre chose; l'envie est destructrice. il pense aux plus beaux récits poétiques, avec une boule dans la gorge, toujours l'envie. peut être qui la quitte. l'accomplir même indumment est partiel. d'ailleurs, tout est partiel. aussi mes étoiles.
dans la tiède chaleur du printemps-mirage, il pense à la teinte des bétons au soleil.
mercredi 19 novembre 2008
>Lo
Verre, casse, eau
L’éphédra doit être une plante isolée
Et dont les racines s’accrochent au limon sur les parois abruptes de désert
Fleurs blanches, comme en baies, sans doute
Attirantes ; vertes chlorophylliennes classiques,
Les feuilles sont fragiles –on la disjointe au pliage-,
Légères, d’un centimètre au plus pour quatre millimètres de largeur,
Et dont la rainure centrale semble une rigole
Au fond d’une vallée sédimentaire de nervures régulièrement parcourue ;
En vrai, c’est le contraire.
!-Précaution : les racines du rideau sont plus intéressantes…
Une tresse brille car les cheveux sont tendus, boursouflés
Par d’autres entremêlés exprès ; plaques tectoniques.
Superficiellement ne se voit qu’un double entrelacement tandis que s’observe un triple entrelacement. Sa face cachée est mouvante et visible comme des flots opaques et fixes.
Le bout de tresse tient du prodige, le nœud qui maintient l’ensemble et laisse après lui le déluge.
La télé (cathodique) éteinte, après avoir observé le carré blanc qui rétrécit de façon centripète, et le bruit l’accompagnant, signal de fréquences obscures, s’applique à n’être plus qu’une diapositive réflective.
L’image représentée, comme lors du statut «allumé», concerne l’écran, seul apte à montrer, qui en gris renvoie bêtement dans le moindre détail les effets de la lumière sur le réel directement à sa portée ; l’altération porte sur la couleur, inhérente aux matériaux dont répond cet écran, en demi-tain.
On peut se fasciner pour cette image, généralement familière, voir familial, quand on s’ennuie.
Un rideau coulissant n’est attaché que par un côté, et tombe à partir de celui-ci, ce qui fait de lui une «chose» plus lourde que l’air.
Pour les détendus, à mi-chemin de la tringle comme il m’est donné de l’observer, les plis, de régulièrement dispersés dans sa partie haute (haute de fait, voir plus haut), prennent une apparence désordonnée dans sa partie basse, selon les plis faibles ou les plis forts, sans doute. Ce désordre apparent n’est en effet pas un chaos, mais obéit bien au caractère des racines situées à la base d’accrochage du tissu : les plis y étant le plus pincés donnent les grandes lignes de la surface ondulée de et par ce fait.
!-Précaution : le rideau n’est pas une éphédra inversée.
Il est à noter que l’accrochage-racine donne de par sa façon la forme de l’objet, et de par sa condition l’existence même de l’usage étudié de celui-ci.
L’éphédra doit être une plante isolée
Et dont les racines s’accrochent au limon sur les parois abruptes de désert
Fleurs blanches, comme en baies, sans doute
Attirantes ; vertes chlorophylliennes classiques,
Les feuilles sont fragiles –on la disjointe au pliage-,
Légères, d’un centimètre au plus pour quatre millimètres de largeur,
Et dont la rainure centrale semble une rigole
Au fond d’une vallée sédimentaire de nervures régulièrement parcourue ;
En vrai, c’est le contraire.
!-Précaution : les racines du rideau sont plus intéressantes…
Une tresse brille car les cheveux sont tendus, boursouflés
Par d’autres entremêlés exprès ; plaques tectoniques.
Superficiellement ne se voit qu’un double entrelacement tandis que s’observe un triple entrelacement. Sa face cachée est mouvante et visible comme des flots opaques et fixes.
Le bout de tresse tient du prodige, le nœud qui maintient l’ensemble et laisse après lui le déluge.
La télé (cathodique) éteinte, après avoir observé le carré blanc qui rétrécit de façon centripète, et le bruit l’accompagnant, signal de fréquences obscures, s’applique à n’être plus qu’une diapositive réflective.
L’image représentée, comme lors du statut «allumé», concerne l’écran, seul apte à montrer, qui en gris renvoie bêtement dans le moindre détail les effets de la lumière sur le réel directement à sa portée ; l’altération porte sur la couleur, inhérente aux matériaux dont répond cet écran, en demi-tain.
On peut se fasciner pour cette image, généralement familière, voir familial, quand on s’ennuie.
Un rideau coulissant n’est attaché que par un côté, et tombe à partir de celui-ci, ce qui fait de lui une «chose» plus lourde que l’air.
Pour les détendus, à mi-chemin de la tringle comme il m’est donné de l’observer, les plis, de régulièrement dispersés dans sa partie haute (haute de fait, voir plus haut), prennent une apparence désordonnée dans sa partie basse, selon les plis faibles ou les plis forts, sans doute. Ce désordre apparent n’est en effet pas un chaos, mais obéit bien au caractère des racines situées à la base d’accrochage du tissu : les plis y étant le plus pincés donnent les grandes lignes de la surface ondulée de et par ce fait.
!-Précaution : le rideau n’est pas une éphédra inversée.
Il est à noter que l’accrochage-racine donne de par sa façon la forme de l’objet, et de par sa condition l’existence même de l’usage étudié de celui-ci.
jeudi 13 novembre 2008
Où brûler?
Lex
Clairement on ne peut voir ce qui est maintenant plat que du point du vue duquel on observe la chose envisagée comme objet (par moi, par vous, par la perception de l’essence et de l’existence médiatisées).
Ce n’est pas un arbre, des lumières, entre chiens et loups et les arbustes au premier plan pour faire bien ; c’est juste un objet que moi, regard, ai désencastré et ré encadré ; objectivé.
Le haut est vide de solide, parce que le réel. Mais parce que « le haut », et l’aplat, et ce que cela implique, alors solidification totale et absolue d’absolument tout. Les lois de la gravitation sont au moins témoignées (« le haut »), au plus soumises à l’objectif, lentille-hélios d’où rien ne tourne plus.
Hiératique, juste trace (de lumière, principalement), magma glacé.
J’ai tenté, pauvre fou, de soustraire au réel du regard.
dimanche 2 novembre 2008
lundi 13 octobre 2008
Irisophie
Luire, voilà, luire
lui aller comme un gant
c'est une forêt à l'astre tombant
l'écorce griffée et le givre aligné
quand les regards surplombant
s'abyssent; quand mon aimée
est volute chaude dans l'air froid
quand dans l'équerre induite
de ses doigts
s'infiltre un ruisseau onguent
qui serpente des lèvres bleues
aux pupilles d'isthme
la veine et le filon
l'irisophie
c'est les éclats d'hélio,
et la vague inaudible du flux
qui l'anime;
peut-être pure nymphe et les nues
sont alors désirées; so
lui aller comme un gant
c'est une forêt à l'astre tombant
l'écorce griffée et le givre aligné
quand les regards surplombant
s'abyssent; quand mon aimée
est volute chaude dans l'air froid
quand dans l'équerre induite
de ses doigts
s'infiltre un ruisseau onguent
qui serpente des lèvres bleues
aux pupilles d'isthme
la veine et le filon
l'irisophie
c'est les éclats d'hélio,
et la vague inaudible du flux
qui l'anime;
peut-être pure nymphe et les nues
sont alors désirées; so
mardi 7 octobre 2008
Les formations d'orages
Lente dévolute
azur plombé
s'y souffle des vapeurs-cristal
pillé
cette bouche, aussi de formations d'orages
azur plombé
s'y souffle des vapeurs-cristal
pillé
cette bouche, aussi de formations d'orages
lundi 6 octobre 2008
Fauve passé
Dans le clair-obscur
de l'automne
j'ai ressenti la superficialité des paysages
désenchanté
et le jardin tout boursouflé d'été encore
étale l'herbe jaune de ton corps sophie
nature morte à la muse-
apesanteur
dédie toi aux vibratiles
couleurs
fauve passé
boursouflé de tes encore
de l'automne
j'ai ressenti la superficialité des paysages
désenchanté
et le jardin tout boursouflé d'été encore
étale l'herbe jaune de ton corps sophie
nature morte à la muse-
apesanteur
dédie toi aux vibratiles
couleurs
fauve passé
boursouflé de tes encore
mercredi 10 septembre 2008
L'irise
mardi 2 septembre 2008
Belouga Onthevibes
lundi 21 juillet 2008
Interne
les OST et les li
gnes de basse
sophistiquées
des hallalis modernes
elle est tout sauf
hostile
ma Lilith classe
juste folie
ainsi Sophie m'interne.
gnes de basse
sophistiquées
des hallalis modernes
elle est tout sauf
hostile
ma Lilith classe
juste folie
ainsi Sophie m'interne.
jeudi 10 juillet 2008
Ardèchoise
éclairé par ton seul phare
si tu savais comme pour moi c'est pareil
met ton casque, papillonne
toujours s'il te plaît
si tu savais comme pour moi c'est pareil
met ton casque, papillonne
toujours s'il te plaît
jeudi 15 mai 2008
Reflexions sur L'homme qui marche, de Giacometti (devoir pour la fac)

Allumette géante, tête ignifuge, ou au contraire brûlée, peut-être broche, torche dans la nuit d'art, agglomérat de métal, de bronze, exactement, érection cinglante, fine et élancée, vers un but précis: l'absolu.
Giacometti ne se souciait guère de son temps, détaché quasi scientifiquement à la recherche de sa vérité. Détaché d'une réalité sociale étouffante, et remodelée, comme une vengeance et une métaphore sublime, dans le travail du bronze. La statue est porteuse d'absolu pour l'homme social, l'art lui-même d'ailleurs, prend ce rôle - et je reprend Pessoa, là-dessus. Rien n'est étouffant, ici, l'air participe autant de la sculpture que les pleins, maigres. Fin dans l'absolu, donc. L'homme marche t-il pour autant sans fin? Il n'y aurait qu'un pont, mais Giacometti ne l'a pas sculpté. Il n'a pas non plus sculpté un squelette, juste une forme humanoïde, dévorée par un néant évocateur, semblant aller sans ne jamais bouger. Paradoxe statutaire, statufié, ici; l'homme. Toute la tourmente métallisée en une gestuelle absurde, l'homme n'est ici plus centre de sa perception, puisqu'il y a absence de tout signes extérieurs de perception; l'homme est seul, n'avance pas (à pas). Ou s'englue, au choix. Seul signe non humain, ce socle fangeux où s'embourbe des pieds immobiles, comme un baiser mortel de la terre sur son sujet, l'attirance de la boue facile face au ciel inaccessible (cf Michel Tournier dans Vendredi ou les limbes du Pacifique). L'homme n'avance pas, soumis physiquement aux lois de la gravitation, cage à ciel ouvert d'un Icare-sommeil, piège attractif de l'enfer religieux. Marcher, c'est accepter le poids de son corps; c'est accepter, Atlas futile, le poids du monde sous ses pieds.
Giacometti est un génie à mes yeux; je m'auto-suffit à contempler cette statue, la ligne de la tête au talon, passant par le dos et la jambe arrière (gauche et droite n'ont plus de sens, dans une suite de pas sans fin). Traîner sa jambe arrière, toujours, et puisqu'on parle de sculpture, utiliser muscles et tendons pour contrecarrer les lois pesantes de l'univers; gestes mécaniques mécaniquement rendus par son plus fidèle observateur: l'artiste-sculpteur.
Comme de ses représentations, Giacometti ne semblait jamais avoir pleinement terminé son oeuvre, continuant à marcher le long de ses pérégrinations mentales, pour en tenter des projections parfaites sur la matière brute. L'homme qui marche est comme tout art matériel, imparfait. Errance double, sujet-créateur, l'absolu insignifiant pour seule certitude.
Cette représentation d'un homme qui marche me rappelle évidemment des images d'archives, d'hommes et de femmes appelés à ne plus marcher, quand un monde s'effondrait, justement, sous leurs pieds: victimes des camps de concentration nazis, époque que le sculpteur a connue. Décharnés, d'une maigreur saisissante, des corps physiques à l'abandon, marchant vers leur tombeau. C'est peut-être finalement pudiquement que Giacometti n'indique aucune direction, la marche à suivre étant inconsciemment présente à l'esprit de chacun. L'absolu serait la mort. C'est une certitude.
Marcher sans but conscient est un ennui, jugé péjorativement dans nos sociétés occidentales, où la vie doit être rentabilisée; l'ennui est une forme de vie en sommeil, de mort latente. Sans jugement de valeur, l'ennui est un phénomène intellectuel comme un autre.
A la regarder avec un regard distrait, on distingue cette figure comme en étant une géométrique, avant peut-être les atours humains de "chair" métallique. Triangle rectangle des jambes, hypoténuse prolongée, comme un os de poulet. La finesse renforce cette impression, expression mathématique du corps humain dont les sculpteurs plus anciens recherchaient, sinon la formule, au moins la perfection. Ici, la géométrie du corps s'applique à le désarticuler, à le rendre objet, comme une épuration des artifices physiques humains au profit d'une vision juste suffisante pour distinguer ce sur quoi la représentation porte. Et ainsi faire la place à ce vide immense, dont je parlais au début, qui exprime bien plus qu'il ne le laisse penser, creusant les corps comme la pression sous-marine broie sous sa force les choses n'y étant pas adaptées. Être sous, c'est être pressé (et pour un homme qui marche, quel n'est pas le paradoxe!); être saoul, c'est le contraire; l'ivresse des profondeurs, sans doute... Toujours est-il que L'homme qui marche est pressé, conserve écrasée du poids de la vie; qu'il supporte ou qu'il fuit, c'est un autre sujet; il ne court pas pour autant, seul indice.
Les bras ne sont pas ballants, sagement à côté du corps, eux-mêmes résignés; le mouvement de balancier, aide au marcheur, ne fonctionne plus, ce qui rend la marche encore plus inéluctable. Tout comme le corps penché en avant, la tête droite fixant un horizon fictif, car sujet, vision, d'objet, et donc humainement impensable. La statue ne fixe rien, je fixe pour elle, en me transubstancialisant en elle; je fixe mes vertiges dans la statue. Toujours ce besoin de figer qui revient, finalement. Le marcheur est une figure supérieure, tant qu'elle n'est réelle que dans sa "mort" matérielle et physique, son inertie; la marche figée est un acte supérieur, car impossible. L'art seul le permet. Par des détours...
Je vous souhaite une bonne marée noire.
samedi 26 avril 2008
vendredi 11 avril 2008
Brume
me réveille
j'ai maté les visions
highQ flash clash
drôle de phénomène
rare fréquence
dans l'air tsss
grésille
sommeil en sursaut
photographique
au plus haut point
des anormalités
reliefs cardiaques
où rêves délités?
j'allume
les ondes de ma télévision s'éteignent
ma télévision neige
comme dehors
j'ai maté les visions
que n'ai-je
j'ai maté les visions
highQ flash clash
drôle de phénomène
rare fréquence
dans l'air tsss
grésille
sommeil en sursaut
photographique
au plus haut point
des anormalités
reliefs cardiaques
où rêves délités?
j'allume
les ondes de ma télévision s'éteignent
ma télévision neige
comme dehors
j'ai maté les visions
que n'ai-je
Face
anais passe devant moi comme un trainsortie d'étude
elle file dans le vent ses cheveux lisses
un mètre derrière et de bas en haut
anais fait semblant de ne pas me voir
je lui rend bien
nuit longue en période de fête
je pense à moi
et aux traits des graphiques froids qui convergent
au design de jimmy corrigan
aux ambiances musicales personnelles
aux étoiles filantes anais
Extase de l'autoroute
bruit unissonmicro-sensations, ex-
tase de l'autoroute
climax
quatre voies, flèches
droite et gauche et droites
parallèles sèches
et lovées
comme un néon
s'imprime à l'effilée
temps de pause long
filer
une main libre
les yeux rivés dans les halos
masser la nuque, cambr-
er le dos
et s'étirer
le corps quand tout est immanent
'core 2km à tirer
pourquoi faire
la traversée dans les halos?
je préfère
elo
****
elle a la grâce polymorphe
et cinétique autour d'un axe
entreprend d'être amorphe
dans l'ex-
tase, linéaire
taser
seringue et les stases
coulent et s'oublient
comme pluie d'illusions
et puis contourne
se distingue dans l'extase
un ébloui
il ne sait plus les "ions"
mais les transcendentales
jeudi 10 avril 2008
L'habitat
////L'habitat////
J'ai fais cette série avec un but précis, et pour le coup chronologique.
L'habitat renvoit à une notion de familiarité; le lieu où nous vivons paraît naturel et devient invisible au regard spontané en perpetuelle recherche de nouveauté. Regard à priori a-photographique par excellence.
Je me suis donc poser la question de la déconstruction de cette "non-vision", à travers les successives étapes de la construction d'un habitat contemporain, humain et urbain. Que sous mes yeux se fasse la froide et scientifique conception déshumanisée d'un lieu appelé à être familier à qui l'occupera.
Ainsi, ces bribes de cahier des charges, litterature grise, ce plan glacial de bureau d'étude (électricité et plomberie), ces chantiers, nous rendent visible le logement subjectif.
Plan serré-plan large, du détail en zoom (comme révélation du presque invisible) aux grandes étendues qui s'offrent à nous, dans une première partie. Enfin, l'arrivée de l'humain dans ces milieux hostiles rendus habitables, emménagement, cartons symboliques, murs blancs, froids, vides, implantés de prises et d'ampoules pas encore fondues dans un décor familial.
La dernière photo ne se veut pas morale, loin de là, juste achèvement, retour à une humanité brusque dans un logement qui n'a de réfléchi que la fonction régalienne: l'habitat.
//Influences:
Andreas Gursky
Lewis Baltz
J'ai fais cette série avec un but précis, et pour le coup chronologique.
L'habitat renvoit à une notion de familiarité; le lieu où nous vivons paraît naturel et devient invisible au regard spontané en perpetuelle recherche de nouveauté. Regard à priori a-photographique par excellence.
Je me suis donc poser la question de la déconstruction de cette "non-vision", à travers les successives étapes de la construction d'un habitat contemporain, humain et urbain. Que sous mes yeux se fasse la froide et scientifique conception déshumanisée d'un lieu appelé à être familier à qui l'occupera.
Ainsi, ces bribes de cahier des charges, litterature grise, ce plan glacial de bureau d'étude (électricité et plomberie), ces chantiers, nous rendent visible le logement subjectif.
Plan serré-plan large, du détail en zoom (comme révélation du presque invisible) aux grandes étendues qui s'offrent à nous, dans une première partie. Enfin, l'arrivée de l'humain dans ces milieux hostiles rendus habitables, emménagement, cartons symboliques, murs blancs, froids, vides, implantés de prises et d'ampoules pas encore fondues dans un décor familial.
La dernière photo ne se veut pas morale, loin de là, juste achèvement, retour à une humanité brusque dans un logement qui n'a de réfléchi que la fonction régalienne: l'habitat.
//Influences:
Andreas Gursky
Lewis Baltz
dimanche 6 avril 2008
L'incandescente (série 1)
////L'incandescente////
J'ai encore dans le regard une impression de déjà-vu.
Je suis sur la route encore, en partance pour.
On ne m'attend pas plus où je vais. De droites lignes aux escales; l'horizon mescaline.
Autour de moi, y'a du noir et blanc partout, avec des imperfections d'image. Ca grésille, c'est marrant. Des fois ça saute. Lumière architecturale.
J'ai autant l'âme à vaguer sur la ville qu'un aveugle.
-se distingue dans l'extase
un ébloui-
Je suis sur la ville au sens propre.
J'avance dans une vue d'ensemble. Vu d'ensemble, on se met en abymes. On se renvoit.
Un autre. Et moi, avançons dans les lumières, qui s'attachent à devenir tâches or flash quand s'amplifient les distances.
Le temps s'emballe. Dans un film transparent. Noir et blanc sans substance.
N'insistez pas pour la boîte. Noire. De monde.
Plus rien ne vibre.
C'est un signe. Je finirais plus tard.
//Influences
Gerald Assouline
Edward Ruscha
Paul Graham
Thibaut Cuisset
Alain Bashung
Jean-Claude Mouton
Sam Javanrouh
J'ai encore dans le regard une impression de déjà-vu.
Je suis sur la route encore, en partance pour.
On ne m'attend pas plus où je vais. De droites lignes aux escales; l'horizon mescaline.
Autour de moi, y'a du noir et blanc partout, avec des imperfections d'image. Ca grésille, c'est marrant. Des fois ça saute. Lumière architecturale.
J'ai autant l'âme à vaguer sur la ville qu'un aveugle.
-se distingue dans l'extase
un ébloui-
Je suis sur la ville au sens propre.
J'avance dans une vue d'ensemble. Vu d'ensemble, on se met en abymes. On se renvoit.
Un autre. Et moi, avançons dans les lumières, qui s'attachent à devenir tâches or flash quand s'amplifient les distances.
Le temps s'emballe. Dans un film transparent. Noir et blanc sans substance.
N'insistez pas pour la boîte. Noire. De monde.
Plus rien ne vibre.
C'est un signe. Je finirais plus tard.
//Influences
Gerald Assouline
Edward Ruscha
Paul Graham
Thibaut Cuisset
Alain Bashung
Jean-Claude Mouton
Sam Javanrouh
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